Textorah

Ben Sira (Siracide) 17

1
Κύριος ἔκτισεν ἐκ γῆς ἄνθρωπον, καὶ πάλιν ἀπέστρεψεν αὐτὸν εἰς αὐτήν.
The Lord created man of the earth, And turned him into it again.
2
Ἡμέρας ἀριθμοῦ καὶ καιρὸν ἔδωκεν αὐτοῖς, καὶ ἔδωκεν αὐτοῖς ἐξουσίαν τῶν ἐπʼ αὐτῆς.
He gave them few days, and a short time, And power also over the things therein.
3
Καθʼ ἑαυτοὺς ἐνέδυσεν αὐτοὺς ἰσχὺν, καὶ κατʼ εἰκόνα αὐτοῦ ἐποίησεν αὐτούς.
He endued them with strength by themselves, And made them according to his image,
4
Καὶ ἔθηκε τὸν φόβον αὐτοῦ ἐπὶ πάσης σαρκός, καὶ κατακυριεύειν θηρίων καὶ πετεινῶν.
And put the fear of man upon all flesh, And gave him dominion over beasts and fowls.
6
Διαβούλιον καὶ γλῶσσαν καὶ ὀφθαλμοὺς, ὦτα καὶ καρδίαν ἔδωκε διανοεῖσθαι αὐτοῖς.
Counsel, and a tongue, and eyes, Ears, and a heart, gave he them to understand.
7
Ἐπιστήμην συνέσεως ἐνέπλησεν αὐτοὺς, καὶ ἀγαθὰ καὶ κακὰ ὑπέδειξεν αὐτοῖς.
Withal he filled them with the knowledge of understanding, And showed them good and evil.
8
Ἔθηκε τὸν ὀφθαλμὸν αὐτοῦ ἐπὶ τὰς καρδίας αὐτῶν, δεῖξαι αὐτοῖς τὸ μεγαλεῖον τῶν ἔργων αὐτοῦ·
He set his eye upon their hearts, That he might show them the greatness of his works;
10
καὶ ὄνομα ἁγιασμοῦ αἰνέσουσιν, ἵνα διηγῶνται τὰ μεγαλεῖα τῶν ἔργων αὐτοῦ.
And they shall praise his holy name, That they may search out his marvelous works.
11
Προσέθηκεν αὐτοῖς ἐπιστήμην, καὶ νόμον ζωῆς ἐκληροδότησεν αὐτοῖς.
Beside this he gave them knowledge, And the law of life for a heritage.
12
Διαθήκην αἰῶνος ἔστησε μετʼ αὐτῶν, καὶ τὰ κρίματα αὐτοῦ ὑπέδειξεν αὐτοῖς.
He made an everlasting covenant with them, And showed them his judgments.
13
Μεγαλεῖον δόξης εἶδον οἱ ὀφθαλμοὶ αὐτῶν, καὶ δόξαν φωνῆς αὐτῶν ἤκουσε τὸ οὖς αὐτῶν.
Their eyes saw the majesty of his glory, And their ears heard his glorious voice.
14
Καὶ εἶπεν αὐτοῖς, προσέχετε ἀπὸ παντὸς ἀδίκου· καὶ ἐνετείλατο αὐτοῖς ἑκάστῳ περὶ τοῦ πλησίον.
And he said unto them, Beware of all unrighteousness; And he gave every man commandment concerning his neighbor.
15
Αἱ ὁδοὶ αὐτῶν ἐναντίον αὐτοῦ διαπαντὸς, οὐ κρυβήσονται ἀπὸ τῶν ὀφθαλμῶν αὐτοῦ.
Their ways are ever before him, And shall not be hidden from his eyes.
17
Ἑκάστῳ ἔθνει κατέστησεν ἡγούμενον, καὶ μερὶς Κυρίου Ἰσραήλ ἐστιν.
For in the division of the nations of the whole earth He set a ruler over every people; But Israel is the Lord’s portion:
19
Ἅπαντα τὰ ἔργα αὐτῶν ὡς ὁ ἥλιος ἐναντίον αὐτοῦ, καὶ οἱ ὀφθαλμοὶ αὐτοῦ ἐνδελεχεῖς ἐπὶ τὰς ὁδοὺς αὐτῶν.
Therefore all their works are as the sun before him, And his eyes are continually upon their ways.
20
Οὐκ ἐκρύβησαν αἱ ἀδικίαι αὐτῶν ἀπʼ αὐτοῦ, καὶ πᾶσαι αἱ ἁμαρτίαι αὐτῶν ἔναντι Κυρίου.
None of their unrighteous deeds are hidden from him, But all their sins are before the Lord.
22
Ἐλεημοσύνη ἀνδρὸς ὡς σφραγὶς μετʼ αὐτοῦ, καὶ χάριν ἀνθρώπου ὡς κόρην συντηρήσει.
The alms of a man is as a signet with him, And he will keep the good deeds of man as the apple of the eye, And give repentance to his sons and daughters.
23
Μετὰ ταῦτα ἐξαναστήσεται καὶ ἀνταποδώσει αὐτοῖς, καὶ τὸ ἀνταπόδομα αὐτῶν εἰς κεφαλὴν αὐτῶν ἀποδώσει.
Afterward he will rise up and reward them, And render their recompense upon their heads.
24
Πλὴν μετανοοῦσιν ἔδωκεν ἐπάνοδον, καὶ παρεκάλεσεν ἐκλείποντας ὑπομονήν.
But unto them that repent, he granted them return, And comforted those that failed in patience.
25
Ἐπίστρεφε ἐπὶ Κύριον καὶ ἀπόλειπε ἁμαρτίας, δεήθητι κατὰ πρόσωπον καὶ σμίκρυνον πρόσκομμα.
Return unto the Lord, and forsake thy sins, Make thy prayer before his face, and offend less.
26
Ἐπάναγε ἐπὶ ὕψιστον, καὶ ἀπόστρεφε ἀπὸ ἀδικίας, καὶ σφόδρα μίσησον βδέλυγμα.
Turn again to the most High, and turn away from iniquity: For he will lead thee out of darkness into the light of health, And hate thou abomination vehemently.
27
Ὑψίστῳ τίς αἰνέσει ἐν ᾅδου; ἀντὶ ζώντων καὶ ζώντων καὶ διδόντων ἀνθομολόγησιν.
Who shall praise the most High in the grave, Instead of them which live and give thanks?
28
Ἀπὸ νεκροῦ ὡς μηδὲ ὄντος ἀπόλλυται ἐξομολόγησις· ζῶν καὶ ὑγιὴς αἰνέσει τὸν Κύριον.
Thanksgiving perisheth from the dead, as from one that is not: The living and sound in heart shall praise the Lord.
29
Ὡς μεγάλη ἡ ἐλεημοσύνη τοῦ Κυρίου, καὶ ἐξιλασμὸς τοῖς ἐπιστρέφουσιν ἐπʼ αὐτόν·
How great is the lovingkindness of the Lord our God, And his compassion unto such as turn unto him in holiness!
30
οὐ γὰρ δύναται πάντα εἶναι ἐν ἀνθρώποις, ὅτι οὐκ ἀθάνατος υἱὸς ἀνθρώπου.
For all things cannot be in men, Because the son of man is not immortal.
31
Τί φωτεινότερον ἡλίου; καὶ τοῦτο ἐκλείπει, καὶ πονηρὸς ἐνθυμηθήσεται σάρκα καὶ αἷμα.
What is brighter than the sun? yet the light thereof faileth: And flesh and blood will imagine evil.
32
Δύναμιν ὕψους οὐρανοῦ αὐτὸς ἐπισκέπτεται, καὶ οἱ ἄνθρωποι πάντες γῆ καὶ σποδός.
He vieweth the power of the height of heaven; And all men are but earth and ashes.

Mode d'emploi

Un lecteur parallèle de la Bible hébraïque et de ses plus anciens témoins : le texte massorétique, le Pentateuque samaritain, les manuscrits de la mer Morte et la Septante, chacun avec une traduction anglaise lorsqu'il en existe une.

Lire un chapitre

Choisissez un livre et un chapitre en haut, ou tapez une référence dans Aller à (Isaïe 53:11, 1 Samuel 3, ainsi que les abréviations anglaises : Isa 53:11, 1 Sam 3, ii kgs 2, ben sira 51). Les noms de livres peuvent être abrégés ; un nom commun à plusieurs livres numérotés (sam, kings, chr, macc) ouvre le premier, sauf si vous ajoutez le numéro. Les flèches du clavier passent d'un chapitre à l'autre, et la barre d'adresse garde un lien vers le verset cliqué : vous pouvez donc mettre un passage en favori ou le partager.

Chaque ligne est un verset. Les lignes suivent la numérotation massorétique des versets, si bien que les colonnes de l'hébreu, de la JPS et du samaritain se correspondent exactement. La Septante est numérotée autrement en bien des endroits (Psaumes, Jérémie, Exode 35–40, parties des Rois, Proverbes, Daniel et des dizaines de limites de chapitres). Ses versets sont placés en regard de leurs équivalents massorétiques, et une petite étiquette comme 50:3 indique le numéro propre de la Septante quand il diffère. Les versets grecs sans équivalent massorétique (par exemple la Prière d'Azarias en Daniel 3) apparaissent dans l'ordre de lecture comme lignes à part, marquées LXX.

Colonnes

Les puces en haut affichent ou masquent les colonnes. Faites glisser une puce (ou un en-tête de colonne) pour réordonner ; quand une puce est sélectionnée, les touches ← → la déplacent. Votre choix est mémorisé. Les colonnes samaritaines n'apparaissent que de la Genèse au Deutéronome ; la colonne des rouleaux apparaît partout où un manuscrit subsiste, y compris pour Ben Sira. Les colonnes marquées † sont sous licence d'usage non commercial uniquement.

Mots : lexique et concordance

Survolez n'importe quel mot hébreu (massorétique, samaritain ou des rouleaux) ou grec pour voir sa forme de dictionnaire, son numéro Strong, une brève glose et sa grammaire. Cliquez sur le mot pour ouvrir la concordance à droite : l'entrée complète du lexique, puis toutes les occurrences, regroupées par livre — pour l'hébreu, séparément pour le texte massorétique, le Pentateuque samaritain et les rouleaux (avec le nom du manuscrit). Cliquez sur une référence pour y aller ; toutes les formes du mot dans le chapitre sont surlignées. Vous pouvez aussi taper un mot ou un numéro Strong dans Lexique, en haut.

Dans le texte massorétique, un ketiv (la forme écrite, non vocalisée) apparaît en gris juste avant son qeré (la forme lue à voix haute) ; tous deux portent l'entrée de dictionnaire du qeré.

Variantes

Le Pentateuque samaritain et chaque rouleau sont comparés mot à mot au texte massorétique du même verset :

Dans les rouleaux, les lettres entre crochets sont une restitution d'éditeur moderne et ne comptent jamais comme variantes ; les lettres surmontées d'un point sont incertaines ; ◦ est la trace d'une lettre illisible. Les manuscrits écrits en écriture paléo-hébraïque, et les noms divins que les rouleaux en écriture carrée écrivent en paléo-hébreu, sont affichés en lettres paléo-hébraïques (réglable dans Affichage). Survolez un manuscrit pour voir son édition. Affichage → Manuscrits de la mer Morte peut masquer les manuscrits qui concordent avec le texte massorétique, ou retirer les restitutions pour ne montrer que ce qui subsiste.

La comparaison est automatique. Elle aligne les mots par leur orthographe : une transposition ou un long passage réécrit peut donc être marqué imparfaitement, et la règle orthographique ne distingue pas un suffixe d'une mater lectionis. Considérez les couleurs comme une aide au repérage et vérifiez dans une édition critique avant de bâtir un argument sur une leçon.

Livres hors de la Bible hébraïque

Outre les livres propres à la Septante, la liste des livres comprend 1 Hénoch et les Jubilés (« Autres livres anciens »), dans l'anglais de R. H. Charles avec les copies de Qumrân en regard, et les Psaumes ont un chapitre 151. Leurs copies dans les rouleaux — comme celles de Tobit et de Ben Sira — n'ont pas de numéros de verset dans les données : chaque fragment est placé selon son identification publiée et ses lignes sont réparties sur ces versets, si bien que les limites exactes des versets sont approximatives. Les copies araméennes (Tobit 4Q196–199 et tout Hénoch) sont marquées « Araméen » et n'ont pas de recherche de mots.

Citations rabbiniques

Le petit ❝ sous un numéro de verset ouvre les passages de la littérature rabbinique qui citent ce verset — Michna, Tossefta, les deux Talmuds, Midrash, Targoum et Kabbale (et, si vous cochez la case, halakha, liturgie et pensée plus tardives) — récupérés en direct depuis Sefaria ; une connexion internet est donc nécessaire. Chaque passage est donné avec la date que Sefaria attribue à l'œuvre et un lien pour le lire là-bas. Les liens de Sefaria comprennent des allusions et des commentaires autant que des citations ; ceux que Sefaria classe comme citations sont marqués. Cela fonctionne pour la Bible hébraïque, Ben Sira (selon la numérotation de Kahana, p. ex. les citations talmudiques de Ben Sira), Tobit et les Jubilés. Pour 1 Hénoch, que les rabbins ne citent pas, ce sont plutôt les passages du Zohar sur un « Livre d'Hénoch » qui sont listés.

Comment la Septante est alignée

Chaque verset grec est placé en combinant trois éléments : la table standard des correspondances de versets entre Septante et texte massorétique (lxx.vrs de SIL), la table des différences entre la numérotation massorétique et anglaise, et une comparaison de l'anglais de la Septante de Brenton avec l'anglais de la JPS, qui confirme chaque appariement et repère les versets déplacés. Lorsqu'aucun verset massorétique n'est assez proche, le verset grec occupe sa propre ligne.

Les données des mots grecs

Il n'existe pas d'analyse mot à mot sous licence libre du grec de Brenton : chaque mot grec est donc apparié à l'analyse la plus fréquente de la même forme dans la Septante de Swete, sous licence libre (analyseur Morpheus), puis à une entrée de lexique. Environ 95 % des mots sont identifiés. Les analyses de formes ambiguës (p. ex. αὐτοῦ, τοῦ) peuvent être erronées ; la fiche indique « analyse automatique » pour le rappeler.

À propos des textes

Ce qu'est chaque colonne, d'où elle vient, et ce qu'il faut garder à l'esprit en la lisant.

Texte massorétique — Codex de Leningrad (éd. Westminster)

Le texte massorétique est la Bible hébraïque telle que l'ont transmise les massorètes, savants scribes actifs à Tibériade et ailleurs environ du VIIe au Xe siècle, qui fixèrent ses voyelles, ses accents et ses notes marginales (la Massora) autour d'un texte consonantique déjà pour l'essentiel stable aux Ier–IIe siècles de notre ère. Le Codex de Leningrad (Saint-Pétersbourg, Firkovich I B 19 A), copié en 1008/1009 dans la tradition de Ben Asher, est le plus ancien manuscrit complet de la Bible hébraïque ; le Codex d'Alep, un peu plus ancien, a perdu la plus grande partie de la Torah en 1947. Il est la base des éditions critiques de référence (BHK, BHS, BHQ).

Le Westminster Leningrad Codex en est la transcription numérique du domaine public, entretenue par le J. Alan Groves Center du Westminster Theological Seminary. Dans cette édition, un ketiv apparaît comme un mot non vocalisé distinct avant le qeré vocalisé.

JPS 1917 — The Holy Scriptures according to the Masoretic Text

La première traduction anglaise de la Bible préparée par un comité de savants juifs pour la Jewish Publication Society of America, sous la direction de Max L. Margolis, publiée en 1917. Sa langue suit volontairement la cadence de la King James et de la Revised Version, mais ses choix de traduction suivent le texte massorétique et la tradition exégétique juive, et elle conserve la numérotation hébraïque des chapitres et versets. Elle est dans le domaine public ; sa successeure, la New JPS (Tanakh, 1985), ne l'est pas. L'édition électronique utilisée ici écrit les noms divins « HaShem » et « G-d ».

Septante — le texte grec de Brenton et l'anglais de Brenton mis à jour

La Septante est la traduction juive des Écritures hébraïques en grec. La Torah fut traduite à Alexandrie au IIIe siècle av. J.-C. (la Lettre d'Aristée raconte la légende des 72 traducteurs sous Ptolémée II) ; les autres livres suivirent au cours des deux siècles suivants. Faite à partir de manuscrits hébreux plus anciens que le texte massorétique, elle conserve souvent un texte hébreu différent : Jérémie est plus court d'environ un septième et autrement ordonné (un texte hébreu court de ce type subsiste à Qumrân dans 4QJerb,d), Job est plus court d'environ un sixième, et Esther et Daniel ont de longues additions. Ce fut la Bible de Philon, de Josèphe et des auteurs du Nouveau Testament, et elle devint l'Ancien Testament de l'Église grecque, ce qui poussa des traducteurs juifs (Aquila, Symmaque, Théodotion) à produire des révisions plus proches de l'hébreu.

Sir Lancelot C. L. Brenton publia une traduction anglaise en 1844 et une édition gréco-anglaise en 1851. Son grec est pour l'essentiel l'édition sixtine (romaine) de 1587, qui suit le Codex Vaticanus du IVe siècle. Elle est plus ancienne et moins critique que les éditions modernes de Rahlfs (1935) et de Göttingen, qui sont protégées. La colonne anglaise est le Brenton mis à jour (Adam Boyd, 2020), la traduction de Brenton à l'orthographe et à la formulation modernisées, versée au domaine public.

Pentateuque samaritain †

La Torah telle que l'a conservée la communauté samaritaine du mont Garizim (Naplouse), écrite en écriture samaritaine, descendante de l'alphabet paléo-hébreu. Elle diffère du texte massorétique en quelque 6 000 endroits, pour la plupart d'orthographe ou de grammaire ; en environ 1 900 d'entre eux, elle s'accorde avec la Septante. Certaines leçons sont proprement samaritaines, surtout le commandement de bâtir un autel sur le mont Garizim, ajouté après les Dix Paroles (Ex 20,17 ; Dt 5,21), et « Garizim » au lieu d'« Ébal » en Dt 27,4. Beaucoup d'autres — des expansions harmonisantes qui recopient un passage dans son parallèle — sont partagées par des manuscrits « pré-samaritains » de Qumrân comme 4QpaleoExodm et 4QNumb, ce qui montre que ce type de texte est antérieur au schisme samaritain.

Les savants européens en eurent connaissance en 1616, quand Pietro della Valle rapporta un manuscrit de Damas ; il fut imprimé dans les Polyglottes de Paris (1645) et de Londres (1657), collationné par Benjamin Kennicott (1776–1780) et édité de façon critique par August von Gall (1914–1918). L'hébreu est ici le texte numérique d'Aleksandr Sigalov, fondé sur Kennicott et vérifié sur von Gall ; l'anglais est l'adaptation par Sigalov de la King James aux leçons samaritaines. Pour la recherche moderne, voir l'édition d'Abraham Tal du manuscrit Sichem 6 et l'editio maior critique de Stefan Schorch.

Manuscrits de la mer Morte et autres manuscrits du désert de Judée †

Entre 1947 et 1956, les restes d'environ 950 manuscrits furent découverts dans onze grottes près de Khirbet Qumrân. Quelque 230 sont bibliques — tous les livres de la Bible hébraïque sauf Esther sont représentés, de minuscules fragments jusqu'au Grand Rouleau d'Isaïe complet (1QIsaa) — et datent d'environ 250 av. J.-C. à 68 apr. J.-C. Ils sont mille ans plus anciens que le Codex de Leningrad. La plupart sont proches de l'ancêtre du texte massorétique (« proto-massorétiques »), mais d'autres s'accordent avec la Septante (4QJerb, 4QSama par endroits), avec le type de texte samaritain, ou avec aucun des deux — preuve que plusieurs formes du texte circulaient côte à côte avant que le texte massorétique ne s'impose.

Des manuscrits d'autres sites complètent le tableau : Massada (avant sa chute en 73/74 apr. J.-C. ; fouillée par Yigael Yadin, 1963–1965) et les refuges de la révolte de Bar Kokhba au Wadi Murabba'at et au Nahal Hever (132–135 apr. J.-C.), dont les textes bibliques sont déjà pratiquement identiques au texte massorétique, ainsi que le Nahal Se'elim, le Wadi Sdeir et le Nahal Arugot. La publication officielle est la série Discoveries in the Judaean Desert (Oxford, 1955–2010).

Les transcriptions sont celles de Martin G. Abegg Jr., James E. Bowley et Edward M. Cook, converties par l'Eep Talstra Centre for Bible and Computer (ETCBC). Chaque manuscrit est désigné par son sigle (p. ex. 4QIsad), son numéro DJD, son lieu de découverte et la colonne ou le fragment et la ligne. Outre les manuscrits bibliques, les copies de Ben Sira, Tobit, 1 Hénoch, des Jubilés et du Psaume 151 apparaissent sous ces livres. Tous les manuscrits ne figurent pas dans les données — il manque notamment les rouleaux grecs (comme les Petits Prophètes grecs du Nahal Hever), et le rouleau de Ben Sira de Massada est ajouté à part (voir Ben Sira).

Ben Sira

La Sagesse de Yeshoua ben Éléazar ben Sira, composée en hébreu à Jérusalem vers 190–180 av. J.-C. et traduite en grec par son petit-fils en Égypte après 132 av. J.-C. (son prologue explique la difficulté de rendre l'hébreu en grec). Elle appartient à la Septante et aux canons catholique et orthodoxe (en latin Ecclesiasticus), mais non au canon juif, bien que le Talmud et le midrash la citent. Son texte hébreu fut perdu pour l'Occident jusqu'en 1896, quand Solomon Schechter, Agnes Lewis et Margaret Gibson identifièrent des copies médiévales dans la Gueniza du Caire ; des copies hébraïques antiques apparurent ensuite à Qumrân et à Massada.

Environ les deux tiers de l'hébreu sont aujourd'hui connus, grâce à six manuscrits médiévaux de la Gueniza (A–F, Xe–XIIe siècles) et trois antiques : 2QSir (2Q18 ; Si 6,14–15, 20–32), l'acrostiche de Si 51,13–20, 30 dans le Rouleau des Psaumes 11QPsa (colonnes 21–22), et le rouleau de Massada (Mas1h), trouvé par Yigael Yadin en 1964 dans une salle de la muraille à casemates de la forteresse et publié en 1965 : sept colonnes contenant Si 39,27–44,17, copiées au début du Ier siècle av. J.-C., guère plus d'un siècle après l'auteur. Son accord avec le manuscrit B de la Gueniza a montré que les copies médiévales descendent de l'hébreu antique et non d'une retraduction du grec ou du syriaque.

Ici, le livre est présenté dans le grec et l'anglais de Brenton. La colonne hébraïque est l'édition de Kahana, transcrite sur la Wikisource hébraïque et diffusée par Sefaria (CC BY-SA) : un texte continu fondé sur les manuscrits de la Gueniza, où les mots entre [crochets] sont les restitutions de Kahana ; les chapitres sans hébreu conservé sont vides. Kahana numérote les versets selon l'ordre hébreu — dans le grec, deux blocs des chapitres 30–36 sont intervertis — si bien que ses versets ont été appariés à ceux de Brenton d'après le contenu pour ce site, son propre numéro apparaissant comme « Héb. » quand il diffère. La colonne des rouleaux contient les trois témoins antiques ; le texte de Massada est la transcription d'Eric Reymond sur bensira.org. Leur placement a été fait pour ce site par comparaison du texte ; il n'y a pas de texte massorétique auquel les comparer, donc aucune variante n'est marquée.

Psaume 151

Le Psautier de la Septante se termine par un court psaume « hors nombre », où David se souvient de la garde des brebis de son père, de son onction et de sa victoire sur Goliath. Il appartient aux Bibles grecque, syriaque et éthiopienne mais non à l'hébraïque, et on l'a longtemps cru composé en grec — jusqu'à ce que le Rouleau des Psaumes de la grotte 11 de Qumrân (11QPsa, publié par James Sanders en 1965) se révèle contenir dans sa 28e colonne un original hébreu plus long, en deux poèmes (151A sur la musique et l'onction de David, 151B, interrompu, sur Goliath). Le grec en est une traduction abrégée. Le psaume est présenté comme chapitre 151 des Psaumes, avec les lignes du rouleau sous les versets grecs qui leur correspondent.

Tobit

Une nouvelle juive de la diaspora orientale (probablement IIIe–IIe siècle av. J.-C.) : le pieux exilé Tobit, devenu aveugle à Ninive, envoie son fils Tobie récupérer de l'argent en Médie, guidé par l'ange Raphaël déguisé ; en chemin, Tobie épouse Sara et chasse le démon Asmodée. Le livre est dans la Septante et dans les canons catholique et orthodoxe. Il subsiste sous deux formes grecques — une courte (Codex Vaticanus et Alexandrinus, imprimée par Brenton) et une longue (Codex Sinaiticus) — et les copies de Qumrân, quatre en araméen (4Q196–199) et une en hébreu (4Q200), publiées par Joseph Fitzmyer en 1995, se rangent du côté de la forme longue, aujourd'hui généralement tenue pour plus proche de l'original. Leur placement par versets suit ici les identifications de Fitzmyer.

1 Hénoch

Un recueil de cinq œuvres attribuées à Hénoch, le septième depuis Adam, qui « marcha avec Dieu » (Gn 5,24) : le Livre des Veilleurs (ch. 1–36, IIIe siècle av. J.-C.), sur les anges descendus vers les filles des hommes ; les Paraboles (37–71) ; le Livre astronomique (72–82) ; les Songes (83–90), avec l'« Apocalypse des animaux » sur l'histoire d'Israël ; et l'Épître d'Hénoch (91–108). Il est cité dans l'Épître de Jude (1,14–15) et canonique dans l'Église orthodoxe éthiopienne, dont la version en guèze est le seul texte complet ; le grec en conserve environ un tiers. Józef Milik publia en 1976 les fragments araméens de la grotte 4 de Qumrân : onze copies, couvrant toutes les parties sauf les Paraboles, la plus ancienne vers 200 av. J.-C. L'anglais est la traduction de R. H. Charles de 1917 depuis l'éthiopien (domaine public). Les rouleaux astronomiques (4Q208–211) contiennent un calendrier bien plus long que l'éthiopien ; seuls leurs rares passages correspondant aux chapitres 76–82 sont placés.

Jubilés

Une réécriture de la Genèse et d'Exode 1–14 révélée à Moïse au Sinaï par un « ange de la face », datée selon un calendrier de jubilés de 49 ans et une année solaire de 364 jours (milieu du IIe siècle av. J.-C.). Comme 1 Hénoch, il n'est canonique que dans l'Église éthiopienne, dont la version en guèze est le seul texte complet ; des parties subsistent en latin, en syriaque et dans des citations grecques. Des fragments d'une quinzaine de copies hébraïques ont été trouvés à Qumrân, plus que pour la plupart des livres bibliques, et publiés dans DJD 13 (VanderKam et Milik, 1994) et DJD 23. L'anglais est la traduction de R. H. Charles de 1917 (domaine public).

Données du lexique et de la concordance

Les mots hébreux portent l'analyse du Translators Amalgamated Hebrew OT de STEPBible (Tyndale House, Cambridge) : des numéros Strong étendus — la numérotation de James Strong de 1890, subdivisée selon le lexique de Brown–Driver–Briggs (1906) — avec une morphologie de l'ETCBC et un BDB abrégé pour les définitions. Les mots samaritains et ceux des rouleaux reprennent l'analyse du mot massorétique correspondant ou, s'ils diffèrent, celle de la même forme écrite ailleurs dans le texte massorétique. Les mots grecs sont appariés, via la Septante de Swete et l'analyseur Morpheus, au lexique grec de STEPBible, fondé sur Abbott-Smith (1922) et Liddell–Scott–Jones.

† Sous licence d'usage non commercial uniquement. Crédits et licences complets : Crédits et licences.