Textorah

4 Maccabées 2

1
Καὶ τὶ θαυμαστὸν; εἰ αἱ τῆς ψυχῆς ἐπιθυμίαι πρὸς τὴν τοῦ κάλλους μετουσίαν ἀκυροῦνται.
And what wonder? if the lusts of the soul, after participation with what is beautiful, are frustrated,
2
Ταύτῃ γοῦν ὁ σώφρων Ἰωσὴφ ἐπαινεῖται, ὅτι τῷ λογισμῷ, διανοίᾳ περιεκράτησεν τῆς ἠδυπαθείας.
on this ground, therefore, the temperate Joseph is praised in that by reasoning, he subdued, on reflection, the indulgence of sense.
3
Νέος γὰρ ὢν καὶ ἀκμάζων πρὸς συνουσιασμὸν ἠκύρωσεν τῷ λογισμῷ τὸν τῶν παθῶν οἶστρον.
For, although young, and ripe for sexual intercourse, he abrogated by reasoning the stimulus of his passions.
4
Οὐ μόνον δὲ τὴν τῆς ἡδυπαθείας οἰστρηλασίαν ἐπικρατεῖν ὁ λογισμὸς φαίνεται, ἀλλὰ καὶ πάσης ἐπιθυμίας.
And it is not merely the stimulus of sensual indulgence, but that of every desire, that reasoning is able to master.
5
Λέγει γοῦν ὁ νόμος· οὐκ ἐπιθυμήσεις τὴν γυναῖκα τοῦ πλησίον σου, οὐδὲ ὅσα τῷ πλησίον σου ἐστίν.
For instance, the law says, Thou shalt not covet thy neighbor’s wife, nor anything that belongs to thy neighbor.
6
Καίτοι ὅτε μὴ ἐπιθυμεῖν εἴρηκεν ἡμᾶς ὁ νόμος, πολὺ πλέον πείσαιμʼ ἂν ὑμᾶς, ὅτι τῶν ἐπιθυμιῶν κρατεῖν δύναται ὁ λογισμὸς, ὥσπερ καὶ τῶν κωλυτικῶν τῆς δικαιοσύνης παθῶν.
Now, then, since it is the law which has forbidden us to desire, I shall much the more easily persuade you, that reasoning is able to govern our lusts, just as it does the affections which are impediments to justice.
7
Ἐπεὶ τίνα τρόπον μονοφάγος τις ὢν τὸ ἦθος, καὶ γαστρίμαργος, καὶ μέθυσος, μεταπαιδεύεται, εἰ μὴ δῆλον, ὅτι κύριός ἐστιν τῶν παθῶν ὁ λογισμός;
Since in what way is a solitary eater, and a glutton, and a drunkard reclaimed, unless it be clear that reasoning is lord of the passions?
8
Αὐτίκα γοῦν τῷ νόμῳ πολιτευόμενος, κᾂν φιλάργυρός τις εἴη, βιάζεται τὸν ἑαυτοῦ τρόπον, τοῖς δεομένοις δανείζων χωρὶς τόκων, καὶ τὸ δάνειον τῶν ἑβδομάδων ἐντάσσων χρεοκοπούμενος.
A man, therefore, who regulates his course by the law, even if he be a lover of money, straightaway puts force upon his own disposition; lending to the needy without interest, and canceling the debt of the incoming Sabbath.
9
Κᾂν φειδωλός τις ᾖ, ὑπὸ τοῦ νόμου κρατεῖται διὰ τὸν λογισμὸν, μήτε ἐπικαρπούμενος τοὺς ἀμητοὺς, μήτε ἐπιῤῥωγολογούμενος τοὺς ἀμπελῶνας, καὶ ἐπὶ τῶν ἐτέρων ἔστιν ἐπιγνῶναι τοῦτο, ὅτι τῶν παθῶν ἐστιν ὁ λογισμὸς κρατῶν.
And should a man be parsimonious, he is ruled by the law acting through reasoning; so that he does not glean his harvest crops, nor vintage: and in reference to other points we may perceive that it is reasoning that conquers his passions.
10
Ὁ γὰρ νόμος καὶ τῆς πρὸς γονεῖς εὐνοίας κρατεῖ, μὴ καταπροδιδοὺς τὴν ἀρετὴν διʼ αὐτούς·
For the law conquers even affection toward parents, not surrendering virtue on their account.
11
καὶ τῆς προσγαμετῆς φιλίας ἐπικρατεῖ, διὰ παρανομίαν αὐτὴν ἀπελέγχων.
And it prevails over marriage love, condemning it when transgressing law.
12
Καὶ τῆς τέκνων φιλίας κυριεύει, διὰ κακίαν αὐτῶν κολάζων, καὶ τῆς φίλων συνηθείας δεσπόζει, διὰ πονηρίας αὐτοὺς ἐξελέγχων.
And it lords it over the love of parents toward their children, for they punish them for vice; and it domineers over the intimacy of friends, reproving them when wicked.
13
Καὶ μὴ νομίσητε παράδοξον εἶναι, ὅπου καὶ ἔχθραν ὁ λογισμὸς ἐπινομίσητε παράδοξον εἶναι, ὅπου καὶ ἔχθραν ὁ λογισμὸς ἐπινομισητε παράδοξον εἶναι, ὅπου καὶ ἔχθραν ὁ λογισμὸς ἐπικρατεῖν δύναται διὰ τὸν νόμον,
And think it not a strange assertion that reasoning can in behalf of the law conquer even enmity.
14
μηδὲ δενδροτομῶν τὰ ἥμερα τῶν πολεμίων φυτὰ, τὰ δὲ τῶν ἐχθρῶν τοῖς ἀπολέσασιν διασώζων, καὶ τὰ πεπτωκότα συνεγείρων.
It alloweth not to cut down the cultivated herbage of an enemy, but preserveth it from the destroyers, and collecteth their fallen ruins.
15
Καὶ τῶν βιοτέρων δὲ παθῶν κρατεῖν ὁ λογισμὸς φαίνεται, φιλαρχίας, καὶ κενοδοξίας, καὶ ἀλαζονείας, καὶ μεγαλαυχίας, καὶ βασκανίας.
And reasoning appears to be master of the more violent passions, as love of empire and empty boasting, and arrogance, and loud boasting, and slander.
16
Πάντα γὰρ ταῦτα τὰ κακοήθη πάθη ὁ σώφρων νοῦς ἀπωθεῖται, ὥσπερ καὶ τὸν θυμόν· καὶ γὰρ τοῦτο δεσπόζει.
For the temperate understanding repels all these malignant passions, as it does wrath: for it masters even this.
17
Θυμούμενος γέ τοι Μωσῆς κατὰ Δαθὰν καὶ Ἀβειρῶν, οὐ θυμῷ τι κατʼ αὐτῶν ἐποίησεν, ἀλλὰ λογισμῷ τὸν θυμὸν διῄτησεν.
Thus Moses, when angered against Dathan and Abiram, did nothing to them in wrath, but regulated his anger by reasoning.
18
Δυνατὸς γὰρ ὁ σώφρων νοῦς, ὡς ἔφην, κατὰ τῶν παθῶι ἀριστεῦσαι, καὶ τὰ μὲν αὐτῶν μεταθεῖναι, τὰ δὲ καὶ ἀκυρῶσαι.
For the temperate mind is able, as I said, to be superior to the passions, and to transfer some, and destroy others.
19
Ἐπεὶ διατί ὁ πάνσοφος ἡμῶν πατὴρ Ἰακὼβ τοὺς περὶ Συμεὼν καὶ Λευὶν αἰτιᾶται, μὴ λογισμῷ τοὺς Σικιμίτας ἐθνηδὸν ἀποσφάξαντας, λέγων, ἐπικατάρατος ὁ θυμὸς αὐτῶν;
For why, else, does our most wise father Jacob blame Simeon and Levi for having irrationally slain the whole race of the Shechemites, saying, Cursed be their anger.
20
Εἰ μὴ γὰρ ἐδύνετο τῶν θυμῶν ὁ λογισμὸς κρατεῖν, οὐκ ἂν εἶπεν οὑτως.
For if reasoning did not possess the power of subduing angry affections, he would not have spoken thus.
21
Ὁπηνίκα γὰρ ὁ Θεὸς τὸν ἄνθρωπον κατεσκεύαζεν, τὰ πάθη αὐτοῦ καὶ τὰ ἤθη περιεφύτευσεν.
For at the time when God created man, He implanted within him his passions and moral nature.
22
Καὶ τηνικαῦτα δὲ περὶ πάντων τὸν ἱερὸν ἡγεμόνα νοῦν διὰ τῶν αἰσθητηρίων ἐνεθρόνισεν·
And at that time He enthroned above all the holy leader mind, through the medium of the senses.
23
καὶ τούτῳ νόμον ἔδωκεν, καθʼ ὃν πολιτευόμενος βασιλεύσει βασιλείαν σώφρονά τε, καὶ δικαίαν, καὶ ἀγαθὴν, καὶ ἀνδρείαν.
And He gave a law to this [mind], by living according to which it will maintain a temperate, and just, and good, and manly reign.
24
Πῶς οὖν, εἴποι τις ἂν, εἰ τῶν παθῶν ὁ λογισμὸς κρατεῖ, λήθης καὶ ἀγνοίας οὐ κρατεῖ;
How, then, a man may say, if reasoning be master of the passions, has it no control over forgetfulness and ignorance?

Mode d'emploi

Un lecteur parallèle de la Bible hébraïque et de ses plus anciens témoins : le texte massorétique, le Pentateuque samaritain, les manuscrits de la mer Morte et la Septante, chacun avec une traduction anglaise lorsqu'il en existe une.

Lire un chapitre

Choisissez un livre et un chapitre en haut, ou tapez une référence dans Aller à (Isaïe 53:11, 1 Samuel 3, ainsi que les abréviations anglaises : Isa 53:11, 1 Sam 3, ii kgs 2, ben sira 51). Les noms de livres peuvent être abrégés ; un nom commun à plusieurs livres numérotés (sam, kings, chr, macc) ouvre le premier, sauf si vous ajoutez le numéro. Les flèches du clavier passent d'un chapitre à l'autre, et la barre d'adresse garde un lien vers le verset cliqué : vous pouvez donc mettre un passage en favori ou le partager.

Chaque ligne est un verset. Les lignes suivent la numérotation massorétique des versets, si bien que les colonnes de l'hébreu, de la JPS et du samaritain se correspondent exactement. La Septante est numérotée autrement en bien des endroits (Psaumes, Jérémie, Exode 35–40, parties des Rois, Proverbes, Daniel et des dizaines de limites de chapitres). Ses versets sont placés en regard de leurs équivalents massorétiques, et une petite étiquette comme 50:3 indique le numéro propre de la Septante quand il diffère. Les versets grecs sans équivalent massorétique (par exemple la Prière d'Azarias en Daniel 3) apparaissent dans l'ordre de lecture comme lignes à part, marquées LXX.

Colonnes

Les puces en haut affichent ou masquent les colonnes. Faites glisser une puce (ou un en-tête de colonne) pour réordonner ; quand une puce est sélectionnée, les touches ← → la déplacent. Votre choix est mémorisé. Les colonnes samaritaines n'apparaissent que de la Genèse au Deutéronome ; la colonne des rouleaux apparaît partout où un manuscrit subsiste, y compris pour Ben Sira. Les colonnes marquées † sont sous licence d'usage non commercial uniquement.

Mots : lexique et concordance

Survolez n'importe quel mot hébreu (massorétique, samaritain ou des rouleaux) ou grec pour voir sa forme de dictionnaire, son numéro Strong, une brève glose et sa grammaire. Cliquez sur le mot pour ouvrir la concordance à droite : l'entrée complète du lexique, puis toutes les occurrences, regroupées par livre — pour l'hébreu, séparément pour le texte massorétique, le Pentateuque samaritain et les rouleaux (avec le nom du manuscrit). Cliquez sur une référence pour y aller ; toutes les formes du mot dans le chapitre sont surlignées. Vous pouvez aussi taper un mot ou un numéro Strong dans Lexique, en haut.

Dans le texte massorétique, un ketiv (la forme écrite, non vocalisée) apparaît en gris juste avant son qeré (la forme lue à voix haute) ; tous deux portent l'entrée de dictionnaire du qeré.

Variantes

Le Pentateuque samaritain et chaque rouleau sont comparés mot à mot au texte massorétique du même verset :

Dans les rouleaux, les lettres entre crochets sont une restitution d'éditeur moderne et ne comptent jamais comme variantes ; les lettres surmontées d'un point sont incertaines ; ◦ est la trace d'une lettre illisible. Les manuscrits écrits en écriture paléo-hébraïque, et les noms divins que les rouleaux en écriture carrée écrivent en paléo-hébreu, sont affichés en lettres paléo-hébraïques (réglable dans Affichage). Survolez un manuscrit pour voir son édition. Affichage → Manuscrits de la mer Morte peut masquer les manuscrits qui concordent avec le texte massorétique, ou retirer les restitutions pour ne montrer que ce qui subsiste.

La comparaison est automatique. Elle aligne les mots par leur orthographe : une transposition ou un long passage réécrit peut donc être marqué imparfaitement, et la règle orthographique ne distingue pas un suffixe d'une mater lectionis. Considérez les couleurs comme une aide au repérage et vérifiez dans une édition critique avant de bâtir un argument sur une leçon.

Livres hors de la Bible hébraïque

Outre les livres propres à la Septante, la liste des livres comprend 1 Hénoch et les Jubilés (« Autres livres anciens »), dans l'anglais de R. H. Charles avec les copies de Qumrân en regard, et les Psaumes ont un chapitre 151. Leurs copies dans les rouleaux — comme celles de Tobit et de Ben Sira — n'ont pas de numéros de verset dans les données : chaque fragment est placé selon son identification publiée et ses lignes sont réparties sur ces versets, si bien que les limites exactes des versets sont approximatives. Les copies araméennes (Tobit 4Q196–199 et tout Hénoch) sont marquées « Araméen » et n'ont pas de recherche de mots.

Citations rabbiniques

Le petit ❝ sous un numéro de verset ouvre les passages de la littérature rabbinique qui citent ce verset — Michna, Tossefta, les deux Talmuds, Midrash, Targoum et Kabbale (et, si vous cochez la case, halakha, liturgie et pensée plus tardives) — récupérés en direct depuis Sefaria ; une connexion internet est donc nécessaire. Chaque passage est donné avec la date que Sefaria attribue à l'œuvre et un lien pour le lire là-bas. Les liens de Sefaria comprennent des allusions et des commentaires autant que des citations ; ceux que Sefaria classe comme citations sont marqués. Cela fonctionne pour la Bible hébraïque, Ben Sira (selon la numérotation de Kahana, p. ex. les citations talmudiques de Ben Sira), Tobit et les Jubilés. Pour 1 Hénoch, que les rabbins ne citent pas, ce sont plutôt les passages du Zohar sur un « Livre d'Hénoch » qui sont listés.

Comment la Septante est alignée

Chaque verset grec est placé en combinant trois éléments : la table standard des correspondances de versets entre Septante et texte massorétique (lxx.vrs de SIL), la table des différences entre la numérotation massorétique et anglaise, et une comparaison de l'anglais de la Septante de Brenton avec l'anglais de la JPS, qui confirme chaque appariement et repère les versets déplacés. Lorsqu'aucun verset massorétique n'est assez proche, le verset grec occupe sa propre ligne.

Les données des mots grecs

Il n'existe pas d'analyse mot à mot sous licence libre du grec de Brenton : chaque mot grec est donc apparié à l'analyse la plus fréquente de la même forme dans la Septante de Swete, sous licence libre (analyseur Morpheus), puis à une entrée de lexique. Environ 95 % des mots sont identifiés. Les analyses de formes ambiguës (p. ex. αὐτοῦ, τοῦ) peuvent être erronées ; la fiche indique « analyse automatique » pour le rappeler.

À propos des textes

Ce qu'est chaque colonne, d'où elle vient, et ce qu'il faut garder à l'esprit en la lisant.

Texte massorétique — Codex de Leningrad (éd. Westminster)

Le texte massorétique est la Bible hébraïque telle que l'ont transmise les massorètes, savants scribes actifs à Tibériade et ailleurs environ du VIIe au Xe siècle, qui fixèrent ses voyelles, ses accents et ses notes marginales (la Massora) autour d'un texte consonantique déjà pour l'essentiel stable aux Ier–IIe siècles de notre ère. Le Codex de Leningrad (Saint-Pétersbourg, Firkovich I B 19 A), copié en 1008/1009 dans la tradition de Ben Asher, est le plus ancien manuscrit complet de la Bible hébraïque ; le Codex d'Alep, un peu plus ancien, a perdu la plus grande partie de la Torah en 1947. Il est la base des éditions critiques de référence (BHK, BHS, BHQ).

Le Westminster Leningrad Codex en est la transcription numérique du domaine public, entretenue par le J. Alan Groves Center du Westminster Theological Seminary. Dans cette édition, un ketiv apparaît comme un mot non vocalisé distinct avant le qeré vocalisé.

JPS 1917 — The Holy Scriptures according to the Masoretic Text

La première traduction anglaise de la Bible préparée par un comité de savants juifs pour la Jewish Publication Society of America, sous la direction de Max L. Margolis, publiée en 1917. Sa langue suit volontairement la cadence de la King James et de la Revised Version, mais ses choix de traduction suivent le texte massorétique et la tradition exégétique juive, et elle conserve la numérotation hébraïque des chapitres et versets. Elle est dans le domaine public ; sa successeure, la New JPS (Tanakh, 1985), ne l'est pas. L'édition électronique utilisée ici écrit les noms divins « HaShem » et « G-d ».

Septante — le texte grec de Brenton et l'anglais de Brenton mis à jour

La Septante est la traduction juive des Écritures hébraïques en grec. La Torah fut traduite à Alexandrie au IIIe siècle av. J.-C. (la Lettre d'Aristée raconte la légende des 72 traducteurs sous Ptolémée II) ; les autres livres suivirent au cours des deux siècles suivants. Faite à partir de manuscrits hébreux plus anciens que le texte massorétique, elle conserve souvent un texte hébreu différent : Jérémie est plus court d'environ un septième et autrement ordonné (un texte hébreu court de ce type subsiste à Qumrân dans 4QJerb,d), Job est plus court d'environ un sixième, et Esther et Daniel ont de longues additions. Ce fut la Bible de Philon, de Josèphe et des auteurs du Nouveau Testament, et elle devint l'Ancien Testament de l'Église grecque, ce qui poussa des traducteurs juifs (Aquila, Symmaque, Théodotion) à produire des révisions plus proches de l'hébreu.

Sir Lancelot C. L. Brenton publia une traduction anglaise en 1844 et une édition gréco-anglaise en 1851. Son grec est pour l'essentiel l'édition sixtine (romaine) de 1587, qui suit le Codex Vaticanus du IVe siècle. Elle est plus ancienne et moins critique que les éditions modernes de Rahlfs (1935) et de Göttingen, qui sont protégées. La colonne anglaise est le Brenton mis à jour (Adam Boyd, 2020), la traduction de Brenton à l'orthographe et à la formulation modernisées, versée au domaine public.

Pentateuque samaritain †

La Torah telle que l'a conservée la communauté samaritaine du mont Garizim (Naplouse), écrite en écriture samaritaine, descendante de l'alphabet paléo-hébreu. Elle diffère du texte massorétique en quelque 6 000 endroits, pour la plupart d'orthographe ou de grammaire ; en environ 1 900 d'entre eux, elle s'accorde avec la Septante. Certaines leçons sont proprement samaritaines, surtout le commandement de bâtir un autel sur le mont Garizim, ajouté après les Dix Paroles (Ex 20,17 ; Dt 5,21), et « Garizim » au lieu d'« Ébal » en Dt 27,4. Beaucoup d'autres — des expansions harmonisantes qui recopient un passage dans son parallèle — sont partagées par des manuscrits « pré-samaritains » de Qumrân comme 4QpaleoExodm et 4QNumb, ce qui montre que ce type de texte est antérieur au schisme samaritain.

Les savants européens en eurent connaissance en 1616, quand Pietro della Valle rapporta un manuscrit de Damas ; il fut imprimé dans les Polyglottes de Paris (1645) et de Londres (1657), collationné par Benjamin Kennicott (1776–1780) et édité de façon critique par August von Gall (1914–1918). L'hébreu est ici le texte numérique d'Aleksandr Sigalov, fondé sur Kennicott et vérifié sur von Gall ; l'anglais est l'adaptation par Sigalov de la King James aux leçons samaritaines. Pour la recherche moderne, voir l'édition d'Abraham Tal du manuscrit Sichem 6 et l'editio maior critique de Stefan Schorch.

Manuscrits de la mer Morte et autres manuscrits du désert de Judée †

Entre 1947 et 1956, les restes d'environ 950 manuscrits furent découverts dans onze grottes près de Khirbet Qumrân. Quelque 230 sont bibliques — tous les livres de la Bible hébraïque sauf Esther sont représentés, de minuscules fragments jusqu'au Grand Rouleau d'Isaïe complet (1QIsaa) — et datent d'environ 250 av. J.-C. à 68 apr. J.-C. Ils sont mille ans plus anciens que le Codex de Leningrad. La plupart sont proches de l'ancêtre du texte massorétique (« proto-massorétiques »), mais d'autres s'accordent avec la Septante (4QJerb, 4QSama par endroits), avec le type de texte samaritain, ou avec aucun des deux — preuve que plusieurs formes du texte circulaient côte à côte avant que le texte massorétique ne s'impose.

Des manuscrits d'autres sites complètent le tableau : Massada (avant sa chute en 73/74 apr. J.-C. ; fouillée par Yigael Yadin, 1963–1965) et les refuges de la révolte de Bar Kokhba au Wadi Murabba'at et au Nahal Hever (132–135 apr. J.-C.), dont les textes bibliques sont déjà pratiquement identiques au texte massorétique, ainsi que le Nahal Se'elim, le Wadi Sdeir et le Nahal Arugot. La publication officielle est la série Discoveries in the Judaean Desert (Oxford, 1955–2010).

Les transcriptions sont celles de Martin G. Abegg Jr., James E. Bowley et Edward M. Cook, converties par l'Eep Talstra Centre for Bible and Computer (ETCBC). Chaque manuscrit est désigné par son sigle (p. ex. 4QIsad), son numéro DJD, son lieu de découverte et la colonne ou le fragment et la ligne. Outre les manuscrits bibliques, les copies de Ben Sira, Tobit, 1 Hénoch, des Jubilés et du Psaume 151 apparaissent sous ces livres. Tous les manuscrits ne figurent pas dans les données — il manque notamment les rouleaux grecs (comme les Petits Prophètes grecs du Nahal Hever), et le rouleau de Ben Sira de Massada est ajouté à part (voir Ben Sira).

Ben Sira

La Sagesse de Yeshoua ben Éléazar ben Sira, composée en hébreu à Jérusalem vers 190–180 av. J.-C. et traduite en grec par son petit-fils en Égypte après 132 av. J.-C. (son prologue explique la difficulté de rendre l'hébreu en grec). Elle appartient à la Septante et aux canons catholique et orthodoxe (en latin Ecclesiasticus), mais non au canon juif, bien que le Talmud et le midrash la citent. Son texte hébreu fut perdu pour l'Occident jusqu'en 1896, quand Solomon Schechter, Agnes Lewis et Margaret Gibson identifièrent des copies médiévales dans la Gueniza du Caire ; des copies hébraïques antiques apparurent ensuite à Qumrân et à Massada.

Environ les deux tiers de l'hébreu sont aujourd'hui connus, grâce à six manuscrits médiévaux de la Gueniza (A–F, Xe–XIIe siècles) et trois antiques : 2QSir (2Q18 ; Si 6,14–15, 20–32), l'acrostiche de Si 51,13–20, 30 dans le Rouleau des Psaumes 11QPsa (colonnes 21–22), et le rouleau de Massada (Mas1h), trouvé par Yigael Yadin en 1964 dans une salle de la muraille à casemates de la forteresse et publié en 1965 : sept colonnes contenant Si 39,27–44,17, copiées au début du Ier siècle av. J.-C., guère plus d'un siècle après l'auteur. Son accord avec le manuscrit B de la Gueniza a montré que les copies médiévales descendent de l'hébreu antique et non d'une retraduction du grec ou du syriaque.

Ici, le livre est présenté dans le grec et l'anglais de Brenton. La colonne hébraïque est l'édition de Kahana, transcrite sur la Wikisource hébraïque et diffusée par Sefaria (CC BY-SA) : un texte continu fondé sur les manuscrits de la Gueniza, où les mots entre [crochets] sont les restitutions de Kahana ; les chapitres sans hébreu conservé sont vides. Kahana numérote les versets selon l'ordre hébreu — dans le grec, deux blocs des chapitres 30–36 sont intervertis — si bien que ses versets ont été appariés à ceux de Brenton d'après le contenu pour ce site, son propre numéro apparaissant comme « Héb. » quand il diffère. La colonne des rouleaux contient les trois témoins antiques ; le texte de Massada est la transcription d'Eric Reymond sur bensira.org. Leur placement a été fait pour ce site par comparaison du texte ; il n'y a pas de texte massorétique auquel les comparer, donc aucune variante n'est marquée.

Psaume 151

Le Psautier de la Septante se termine par un court psaume « hors nombre », où David se souvient de la garde des brebis de son père, de son onction et de sa victoire sur Goliath. Il appartient aux Bibles grecque, syriaque et éthiopienne mais non à l'hébraïque, et on l'a longtemps cru composé en grec — jusqu'à ce que le Rouleau des Psaumes de la grotte 11 de Qumrân (11QPsa, publié par James Sanders en 1965) se révèle contenir dans sa 28e colonne un original hébreu plus long, en deux poèmes (151A sur la musique et l'onction de David, 151B, interrompu, sur Goliath). Le grec en est une traduction abrégée. Le psaume est présenté comme chapitre 151 des Psaumes, avec les lignes du rouleau sous les versets grecs qui leur correspondent.

Tobit

Une nouvelle juive de la diaspora orientale (probablement IIIe–IIe siècle av. J.-C.) : le pieux exilé Tobit, devenu aveugle à Ninive, envoie son fils Tobie récupérer de l'argent en Médie, guidé par l'ange Raphaël déguisé ; en chemin, Tobie épouse Sara et chasse le démon Asmodée. Le livre est dans la Septante et dans les canons catholique et orthodoxe. Il subsiste sous deux formes grecques — une courte (Codex Vaticanus et Alexandrinus, imprimée par Brenton) et une longue (Codex Sinaiticus) — et les copies de Qumrân, quatre en araméen (4Q196–199) et une en hébreu (4Q200), publiées par Joseph Fitzmyer en 1995, se rangent du côté de la forme longue, aujourd'hui généralement tenue pour plus proche de l'original. Leur placement par versets suit ici les identifications de Fitzmyer.

1 Hénoch

Un recueil de cinq œuvres attribuées à Hénoch, le septième depuis Adam, qui « marcha avec Dieu » (Gn 5,24) : le Livre des Veilleurs (ch. 1–36, IIIe siècle av. J.-C.), sur les anges descendus vers les filles des hommes ; les Paraboles (37–71) ; le Livre astronomique (72–82) ; les Songes (83–90), avec l'« Apocalypse des animaux » sur l'histoire d'Israël ; et l'Épître d'Hénoch (91–108). Il est cité dans l'Épître de Jude (1,14–15) et canonique dans l'Église orthodoxe éthiopienne, dont la version en guèze est le seul texte complet ; le grec en conserve environ un tiers. Józef Milik publia en 1976 les fragments araméens de la grotte 4 de Qumrân : onze copies, couvrant toutes les parties sauf les Paraboles, la plus ancienne vers 200 av. J.-C. L'anglais est la traduction de R. H. Charles de 1917 depuis l'éthiopien (domaine public). Les rouleaux astronomiques (4Q208–211) contiennent un calendrier bien plus long que l'éthiopien ; seuls leurs rares passages correspondant aux chapitres 76–82 sont placés.

Jubilés

Une réécriture de la Genèse et d'Exode 1–14 révélée à Moïse au Sinaï par un « ange de la face », datée selon un calendrier de jubilés de 49 ans et une année solaire de 364 jours (milieu du IIe siècle av. J.-C.). Comme 1 Hénoch, il n'est canonique que dans l'Église éthiopienne, dont la version en guèze est le seul texte complet ; des parties subsistent en latin, en syriaque et dans des citations grecques. Des fragments d'une quinzaine de copies hébraïques ont été trouvés à Qumrân, plus que pour la plupart des livres bibliques, et publiés dans DJD 13 (VanderKam et Milik, 1994) et DJD 23. L'anglais est la traduction de R. H. Charles de 1917 (domaine public).

Données du lexique et de la concordance

Les mots hébreux portent l'analyse du Translators Amalgamated Hebrew OT de STEPBible (Tyndale House, Cambridge) : des numéros Strong étendus — la numérotation de James Strong de 1890, subdivisée selon le lexique de Brown–Driver–Briggs (1906) — avec une morphologie de l'ETCBC et un BDB abrégé pour les définitions. Les mots samaritains et ceux des rouleaux reprennent l'analyse du mot massorétique correspondant ou, s'ils diffèrent, celle de la même forme écrite ailleurs dans le texte massorétique. Les mots grecs sont appariés, via la Septante de Swete et l'analyseur Morpheus, au lexique grec de STEPBible, fondé sur Abbott-Smith (1922) et Liddell–Scott–Jones.

† Sous licence d'usage non commercial uniquement. Crédits et licences complets : Crédits et licences.